Parce que sans solidarité toutes ces victoires n'auraient pas existées !
Quelques exemples :
Tourcoing : la caissière d'Auchan City «virée pour 0,85 € », réintégrée dans le groupe Auchan
Stéphanie, l’hôtesse de caisse d’Auchan City Tourcoing, va retrouver un poste dans un magasin du groupe. Le supermarché avait entamé une procédure de licenciement pour « chariot frauduleux » et 0,85 € de remise à une cliente. Sous la pression de la CGT, il a réexaminé la situation de la caissière.
Samedi matin, une manifestation de soutien à Stéphanie avait été organisée par la CGT devant le magasin d’Auchan City. Mais le secrétaire de l’Union locale ne cachait pas qu’il espérait un rendez-vous avec la direction d’Auchan City. Il annonce aujourd’hui dans un communiqué que l’hôtesse de caisse sera réintégrée à son poste. L’information est confirmée par la direction d’Auchan mais, selon l’entreprise, beaucoup de temps a été perdu.
« Nous avions pris cette décision de licenciement suite à une série de manipulations inappropriées en caisse et à l’absence de cette caissière lors de l’entretien. Il y a une dizaine de jours, elle a pris contact avec nous et on a accepté de la recevoir pour entendre ce qu’elle avait à dire. D’autre part, la cliente concernée a pris contact avec l’entreprise pour apporter son éclairage. »
Des éléments nouveaux sur le contexte et les circonstances sont apportés par Stéphanie. Auchan estime que la mise à pied à titre conservatoire et la suspension du contrat de travail sont suffisantes et que la procédure disciplinaire est close. « Nous avons dès lors décidé de lui proposer une réintégration dans l’un de nos établissements dans les prochains jours. Nous regrettons que ces échanges n’aient pas eu lieu lors du premier entretien puisque la collaboratrice ne s’était pas présentée. »
Pour la CGT, « c’est une victoire »
De con côté, la CGT n’en est pas si sûre. « C’est aussi la pression médiatique qui a contraint Auchan à revoir sa position », assure Samuel Meegens, secrétaire de l’union locale CGT. Le syndicat, soutien de Stéphanie, estime aujourd’hui que « cette victoire, nous la devons à la combativité de notre section syndicale dans l’entreprise, aux militants de notre Union locale, aux 6 000 signataires de la pétition, à toutes celles et tous ceux qui se sont manifestés contre l’injustice criante de cette situation. Mais la première responsable de cette victoire c’est Stéphanie elle-même ! Syndiquée CGT, elle a eu ce réflexe de classe : se tourner vers les siens pour défendre son intérêt immédiat », annonce la CGT.
Mais le syndicat interpelle une nouvelle fois la direction d’Auchan City. « Il est grand temps que la direction fasse un bilan du dialogue social dans le magasin depuis son ouverture, accepte enfin que des évolutions aient lieu, en termes de salaires, d’embauches, de stabilité du personnel. J’espère maintenant qu’elle acceptera le dialogue. »
Notre camarade Cédric innocenté et relaxé :
jeudi 28 juillet 2016Communiqué de la CGT, de la Fédération CGT des Services publics, de l’Union Régionale CGT d’Ile-de-France (URIF) et de l’Union départementale CGT de la Loire
Dans un contexte social où le gouvernement tente de museler la CGT en discréditant ses militants et en allant jusqu’à la répression dans la violence, ce 27 juillet 2016 marque une victoire face aux attaques contre les libertés syndicales.
Notre camarade Cédric Crozet, des Territoriaux CGT de Saint-Étienne, était passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris le 16 juin 2016 suite à son arrestation pendant la manifestation nationale du 14 juin.
À la demande de son avocate, Agnès Cittadini, son procès avait été reporté au 27 juillet, afin de pouvoir préparer correctement la défense. Cédric avait été placé sous contrôle judiciaire en attente de son procès, en dépit de la demande de placement en détention provisoire formulée par le procureur lors de l’audience du 16 juin, nouveau témoignage de la volonté du pouvoir politique de s’en prendre à la CGT.
Les vidéos produites durant le procès ont largement contribué à prouver l’innocence de Cédric quant aux faits de violence sur les forces de l’ordre qui lui étaient reprochés. Elles démontrent même que c’est tout l’inverse qui s’est produit ! Non seulement Cédric n’a pas commis de violence mais il a été victime de violences policières alors qu’il cherchait à porter secours à un manifestant blessé.
Considérant ces éléments, la procureure de la République n’a formulé aucune réquisition et a déclaré s’en remettre « à la sagesse » des juges qui ont donc prononcé la relaxe complète de Cédric.
La CGT, la Fédération CGT des Services publics, l’URIF et l’Union départementale CGT de la Loire tiennent à remercier l’ensemble des organisations et camarades qui se sont rassemblés pour encourager Cédric et lui ont apporté leur soutien, d’une manière ou d’une autre, tout au long de ce combat. Elles saluent le travail remarquable de l’avocate de Cédric.
L’innocence de Cédric et le caractère abusif de son arrestation et de la procédure judiciaire sont ainsi démontrés.
Avec Cédric, avec l’ensemble des salariés, jeunes et retraités mobilisés depuis des mois, nous poursuivons la lutte contre la loi Travail et pour un Code du travail du 21ème siècle
La cour d'appel de Toulouse a jugé ce mardi 9 août "sans cause réelle ni sérieuse" le licenciement de 191 d'entre eux et leur a accordé 7 millions d'euros d'indemnités au total, un peu moins que les 10 millions d'euros initialement fixés, a indiqué leur avocat, Me Jean-Marc Denjean.
La décision de justice était très attendue par les salariés de Molex. Après huit années d'un combat de tous les instants, les anciens employés du site Molex de Villemur-sur-Tarn, en Haute-Garonne, n'ont jamais été aussi proches de la victoire. Sur les 283 salariés de l'ancienne usine de connectique, 190 avaient engagé une action en indemnisation. Soit des indemnités allant de 7.200 euros pour un travailleur à mi-temps à 80.000 euros.
L'avocat des salairés a donc fait part de sa "grande satisfaction" à la lecture du jugement du jour.
Selon Me Denjean, la cour d'appel de Toulouse a "compris le sens du combat" des ex-salariés de Molex et le caractère injustifié des licenciements "figure en toutes lettres" après près de "huit ans de combat". Mis à pied à la suite d'un long conflit social, les salariés ont été surnommés "Les Molex" lors de leur combat emblématique contre les "licenciements boursiers" et "les patrons voyous". La cour a en effet estimé que la décision de fermer l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn en 2010 a été prise "alors que le secteur n'était pas en difficulté".
Hôtel Royal Monceau (Paris)
Les employés de l’hôtel de luxe « Royal Monceau » (Paris, 8e arrondissement) ont obtenu gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications après 36 jours de grèves.
Avec l’appui des militants CGT, ils ont obtenu, entre autres, la revalorisation des salaires entre 3,5 % et 6 %, la participation de l’employeur à la mutuelle santé à hauteur de 60%, le versement de la prime d’intéressement à part égale entre les salariés, une prime de 6,50 € par lit supplémentaire pour les femmes et valets de chambre, une prime annuelle de 150 € pour tout déménagement effectué par les équipiers et l’engagement de la direction de procéder à des embauches.
C’est début octobre que plusieurs dizaines d’employés (femmes et valets de chambre, gouvernantes, barman, serveurs, cuisiniers, plongeurs, etc.) avaient entamé une grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de rémunération. Devant l’obstination de la direction, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait nommé un médiateur. Et c’est donc après plus d’un mois de lutte exemplaire qu’un accord de fin de grève a été signé, jeudi 6 novembre 2014.
Rappelons que certaines catégories d’employés figuraient parmi les plus mal payées de tous les grands hôtels parisiens, alors que « Le Royal Monceau Raffles », propriété d’un fonds d’investissement qatari, fait partie du club fermé des hôtels de luxe français bénéficiant du label « palace », créé en 2010.
Victoire en justice des salariés de Bayer : pas de délation des collègues !
Anti-délation : victoire en justice des salariés de BAYER
Grâce à l’action menée par le syndicat CGT des salariés de Bayer CropScience, il aura fallu 18 mois à la justice française pour anéantir le soi-disant « code éthique » que voulait imposer les dirigeants de Bayer CropScience ! En effet, le tribunal de grande instance de Lyon a confirmé, mardi 19 septembre, l’action en justice menée par la CGT.
Le « Programme de conformité légale et de responsabilité professionnelle », initialement prévu pour être annexé au règlement intérieur et donc opposable aux salariés, ne devient qu’une déclaration sans valeur juridique. Seuls 20% du texte ne présentant pas d’atteinte aux libertés, sont restés annexés au règlement intérieur.
La direction du groupe agrochimique Bayer Crop-Science à Lyon-Vaise envisageait de mettre à disposition de ses salariés un numéro vert permettant de dénoncer, de façon anonyme, tout comportement d’un collègue employé estimé répréhensible. Lors d’un Comité central d’entreprise qui s’est tenu à Lyon, le vendredi 22 juillet 2005, les syndicats ont voté contre une délation institutionnalisée au sein de l’entreprise.
Le vote syndical n’étant que consultatif, la direction ne se désespèrait pas de faire passer ce qu’elle appellait son "programme de conformité légale et de responsabilité professionnelle" en invoquant la sécurisation des marchés boursiers et une loi existant aux USA, la loi Sarbanes-Oxley , votée à la suite des affaires Enron afin de moraliser les entreprises et lutter contre les scandales financiers.
Il s’agissait, selon la direction, puisque cela était possible aux USA, d’adapter ce "programme mondial" à la France. Saper la solidarité entre les employés, diviser pour mieux régner, créer de la défiance au sein du personnel et mettre une ambiance totale de méfiance semblaient être plutôt la volonté de la direction. Il est évident que ce numéro vert anonyme ne servirait pas uniquement à dénoncer des malversations financières, car les dénonciations calomnieuses, les règlements de compte entre collègues auraient pu aussi s’opérer librement.
On pouvait lire dans ce "programme" :
"Des rapports peuvent être établis de manière anonyme. Par exemple par une
ligne d’appel téléphonique."
"Tout collaborateur doit prendre conscience que son comportement peut être
attribué à l’entreprise et donc affecter la réputation de Bayer à l’extérieur comme en interne."
"Les salariés doivent être polis, objectifs et justes dans leurs rapports
avec leurs collègues et les tiers."
"Les salariés concernés par une enquête de justice ne doivent coopérer avec
les autorités judiciaires qu’après consultation du service juridique de l’entreprise."
La justice vient de mettre à bas tous ces projets néfastes pour les libertés individuelles de chaque salarié.
Historique
Ce "programme" applicable autoritairement au 1er septembre 2005 et devant les dangers pour leur liberté
qu’il représentait pour les salariés, la CGT Bayer CropScience, a décidé immédiatement de contester ce texte devant le Tribunal de grande instance de Lyon.
En janvier 2006, l’inspection du travail rejoignait les arguments de la CGT et demandait à la Direction
de Bayer CropScience d’éliminer 80% des dispositions car « non conformes à la loi ».
Le 14 février 2006 , la Direction présente au Tribunal son intention d’extraire du règlement intérieur
ces dispositions illégales.
Lors de l’audience de juin 2006, Bayer CropScience stipule ainsi au Juge que le « Programme de
conformité légale et de responsabilité professionnelle » est devenu une « charte unilatérale de l’employeur », donc sans valeur juridique. De plus, cette « charte » est
dépouillée de la ligne de délation anonyme obligatoire ainsi que de l’obligation d’être « polis, objectifs et justes avec les tiers ».
Le jugement du 19 septembre 2006 prend acte de l’existence de cette charte et réaffirme la primauté de
la Loi qui protège les libertés publiques. Malgré tout, le Tribunal exige que soit retiré de ce document l’obligation faite aux salariés de consulter le service juridique de l’entreprise avant de
coopérer avec les autorités judiciaires et juridiques.
La Loi a réaffirmé sa primauté sur les codes imposés par les multinationales remettant en cause les droits des salariés !
Aujourd’hui, la direction de Bayer CropScience, après avoir dû dépouiller son projet initial en l’extrayant du règlement intérieur, suite à l’action juridique de la CGT et les interventions de l’inspection du travail et de la CNIL , veut entretenir la confusion dans l’esprit des salariés.
Les sessions de formation du personnel, prévues par les prédicateurs de Bayer, ne seront que l’énonciation de principes moraux à partir d’un texte qui n’a plus de valeur juridique.
La CGT Bayer CropScience est satisfaite d’avoir rempli avec succès son engagement pour la défense des intérêts moraux des salariés. Mais, le syndicat appelle l’ensemble des salariés à garder une vigilance absolue sur les droits qui protègent leurs libertés.
La Justice réhabilite tous les salariés de la STEF , VICTOIRE !!!!
Mardi 2 juin 2015, au terme d’un an de lutte devant la Justice, la Cour d’Appel de Versailles vient de rendre sa décision en réhabilitant tous les salariés de la Stef sans exception après avoir menée une grève des plus dure.
Ainsi, tous les salariés sont confortés dans leur dignité et dans leurs droits. La grève dans notre pays reste et demeure une arme de lutte efficace et légale ! Voilà le message qu’est forcée d’entendre la Direction de l’entreprise STEF.
Cissoko OUSMANE, travailleur Sénégalais, dernier salarié gréviste qui attendait sa réintégration à son poste de travail est heureux de retrouver le chemin de l’entreprise. Au passage, l’entreprise devra lui payer le salaire d’une année.
Au final, rien n’aura pu arrêter la détermination des salariés à porter leurs revendications tant sur les salaires que les conditions de travail et ce malgré les plus mauvais coups d’une Direction assoiffée de revanche. Pas plus quela pression, la frénésie des sanctions disciplinaires, le recours aux huissiers 7j/7j et 24h/24h, les assignations répétées devant le TGI, la privation de salaire. Non, rien n’aura entamé l’extraordinaire soif de dignité de ces travailleurs pour la plus part, travailleurs immigrés venus d’Afrique.
La grève menée par les salariés accompagnés de leur syndicat CGT était parfaitement légale et juste. Cela vient une fois de plus d’être confirmé par le juge tout comme l’inspection du travail qui par ailleurs a refusé la demande de licenciement des 4 élus CGT dont le délégué syndical.
Cette victoire est belle et précieuse car à l’heure où l’austérité domine, elle prouve que seule la mobilisation coordonnée des salariés engagés dans une démarche de lutte tranche au milieu des discours et postures les plus virulents.
Une fois encore bravo à tous les salariés qui se sont engagés dans la bataille !
ET BIEN D'AUTRES VICTOIRES ENCORE ! ...