Ces méthodes de management visent à réduire les coûts et s’accompagnent toujours par des licenciements ou des réductions d’effectifs massifs.
C’est le retour du pire du travail à la chaîne.
Officiellement, le LEAN management s’attaque à sept points précis appelés aussi «formes de gaspilage» :
la surproduction, les attentes, les rebuts-retouches / corrections, les gammes et processus opératoires mal adaptés, les transports / ruptures de ux, les mouvements inutiles les stocks (productifs ou administratifs).
Dans la définition officielle, le LEAN management doit, pour être efficace, s’appuyer sur l’amélioration continue avec une forte implication de tout le personnel impliqué dans les processus à optimiser.
Elle est mise en pratique dans beaucoup de secteurs : l’industrie lourde, l’hôpital, la poste, des PME, l’agroalimentaire etc...
Sa méthodologie est simple : mise en accusation et faire de l’opérateur concerné son propre bourreau.
Deux moyens, souvent employés en même temps, existent :
Le premier consiste à jouer la carte de la compétition.
La seconde méthode, c’est le sous-entendu envers un collègue, souvent quand il n’est pas là.
Une fois ce climat installé, c’est la mise en place de « team learning » ou équipe apprenante.
Le LEAN management n’a que ce but : faire de vous la clef de voûte de votre propre servitude.
Mais en décuplant en prime l’individualisme, afin de briser toute envie d’unité dans la lutte.
Cette technique de management par l’affect (souvent, elle se double d’un management « psychologique », surtout lors des entretiens annuels) est des plus redoutables car elle est souvent, au départ du moins, plébiscité par une majorité de salariés, voir par certains syndicats.
Le LEAN management est un outil terrible qui brise bien au-delà du simple corps social ouvrier, mais qui brise aussi l’esprit et les corps.