ENSEMBLE, SOIDAIRES
ENSEMBLE, SOIDAIRES

     HISTOIRES DE LA CGT

 

 

La CGT a 122 ans cette année.

 

De la famille à la société, d'un pays à un continent, d'un continent au monde, connaître l'histoire, les origines, l'évolution des époques et des civilisations est essentiel afin de bien comprendre le présent, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs, afin de préparer le futur.

 

Le syndicalisme n'échappe pas à cette rêgle ; connaître son histoire c'est pouvoir mesurer l'importance des conquis sociaux du monde du travail en France et dans le monde.

 

C'est aussi comprendre que l'amélioration de nos conditions de travail reste fragile.

 

Pourtant 100 ans d'améliorations des conditions de travail a permis à l'économie française de progresser de maniere exponentielle. La démonstration n'est plus à faire.

 

L'histoire nous démontre que certains, au nom de la "modérnité", souhaitent retablir les conditions de travail qui existaient au 19eme siécle.

N'oublions pas que l'ultra libéralisme était la régle jusqu'à la fin de la deuxiéme guerre mondiale.

Dans le même temps, la CGT propose des solutions du 21eme siécle, propositions rééllement modernes comme l'oublié Ambroise Croizat l'avait fait en son temps.

 

 

 

 

 

 

La CGT est le premier syndicat qui fut de tous temps l’allier des salariés.

C’est le syndicat qui a activement participé au model social de notre pays.

C'est le syndicat qui defend ce model social avec force et conviction.

 

 

 

Les origines

 

 

 

  • 14 novembre 1869 : Fondation, par Eugène Varlin, délégué de l'AIT, avec Nathalie Lemel, de la Fédération Parisienne des Sociétés Ouvrières autour d'une Société de Solidarité des Ouvriers Relieurs de Paris préexistante. C'est le noyau parisien de la future CGT nationale.

 

  • 1871 - 1883 : La décennie voit éclater de nombreuses grèves.               En 1876, on dénombre 182 syndicats rassemblant 31 700 adhérents. Quatre ans plus tard, il existe 478 syndicats et 64 000 adhérents.

 

  • 1884 : Le 21 mars, vote de la loi légalisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l'initiative de Pierre Waldeck-Rousseau.

 

 

  • 1895 : Du 23 au 28 septembre se deroule le congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT à Limoges. Les fédérations du livre et des cheminots sont les principaux piliers, mais de nombreux métiers restent hors de la CGT.

 

  • 1900 : Création du journal La Voix du peuple, organe de la CGT.

 

  • 1902 : Cette année marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. A Montpellier s'organise le congès qui renforce son unité.    La Fédération des Bourses du travail s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette nouvelle unité constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées dans le doute.  Le syndicat se structure grâce, notamment, à Victor Griffuelhes et Émile Pouget. La CGT rassemble 100 000 adhérents.

 

  • 1904 : A Bourges, en congrès, la CGT adopte la revendication de la journée de 8 heures.

 

  • 1906 : Adoption de la charte d'Amiens qui apporte au syndicalisme confédéral quelques-uns de ses traits spécifiques :                                  la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates, lutte pour la disparition du salariat et du patronatindépendance vis-à-vis des organisations politiquesCette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats. L'organisation y définit ce qu'est sa vision du syndicalisme :     «d'une part il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale».                                        Le congrès vote la rupture avec la Fédération syndicale internationale. 1906 est également l'année de la création du ministère du travail suite à la catastrophe de Courrières et aux nombreuses mobilisations dans le pays. Le travail etait jusque là regit par le ministère de l'économie.

 

  • 1907 : Adhésion de la Fédération Nationale des Syndicats d'Instituteurs.

 

  • 1908 : C'est au tour de la fédération des Mineurs de rallier la CGT peu de temps après la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges au cours de laquelle de nombreux cadres de la CGT sont arrêtés. Le Congrès de Marseille à lieu en octobre 1908, alors qu'un grand nombre de résponsables de la CGT sont en prison ; Une motion  antimilitariste est adoptée.

 

  • 1909 : Victor Griffuelhes quitte la CGT.  Louis Niel le remplace et renoue les liens avec la Fédération syndicale internationale.  Cette orientation ne sera pas remise en cause par son successeur, Léon Jouhaux.               Le journal "Vie Ouvriére" voit le jour le 5 octobre. Il se définit comme       «syndicaliste Révolutionnaire, antiparlementaire». La revue est dirigée par Pierre Monatte. C'est l'ancêtre de La Nouvelle Vie ouvrière (NVO), revue de la CGT.

 

  • 1910 :  La CGT s'oppose à la loi sur les retraites ouvrières et paysannes lors du congrès par 1049 voix contre 251. L'âge de la retraite étant fixé à 65 ans quand l'espérance de vie est de 50 ans, la CGT parle de la          «retraite des morts». LE CODE DU TRAVAIL VOIT LE JOUR.

 

  • 1912 : La CGT est la seule confédération syndicale existante en France, et compte 700 000 adhérents. Le 24 novembre, elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre.

 

  • 1913 : La CGT participe à la constitution du Secrétariat syndical international. Le 25 février, l'organisaiton publie un manifeste anti-militariste.

 

 

La première guerre mondiale

 

 

 

  • 1914 : La CGT perd des adhérents et totalise 300 000 membres. Elle organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Jean Jaures est assassiné le 31 juillet. Le 1er août, la mobilisation générale est décrété. Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. La CGT rallie l'Union sacrée le 4 août. Pendant la  guerre, des militants, comme Félix Baudy, furent fusillés  après avoir été désignés comme appartenant à la CGT. En consequence de la guerre, des femmes prennent des responsabilités au sein de l'organisation notamment Hélène Brion ou Madeleine Vernet.

 

  • 1915 : Pierre Monatte demissionne le 3 janvier en protestation du ralliement de la CGT à l'Union Sacrée. La guerre continue de faire chuter les effectifs, il ne reste que 50 000 adhérents.

 

  • 1917 : L'année compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Le nombre d'adhérents atteint le chiffre de 300 000. En novembre, c'est la rupture de l'Union sacrée. La Révolution d'Octobre en Russie a lieu.

 

  • 1918 : L'année compte 499 grèves et 176 187 grévistes en France. La CGT compte 600 000 adhérents.

 

 

L'entre deux guerres

 

 

  • 1919 : La  est adoptée le 25 mars. Ensuite, la loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries voit le jour le 28 mars. Le 23 avril la loi sur la journée de 8 heures est promulguée. Le 1er mai la grève générale de 24 heures est marquée par 500 000 manifestants à Paris et fait 1 mort. La CGT passe compte près de 1 million et demi d'adhérents. La france compte 2 206 grèves pour un total de 1 160 000 grévistes en France. La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) voit le jour. Pierre Monatte crée les Comités syndicalistes révolutionnaires le 30 avril.

 

  • 1920 : Toujours à l'initiative de la CGT, l'inauguration du Conseil économique et social se deroule le 8 janvier. La loi relative au droit syndical est validée le 12 mars. Lors de la grève générale du 1er mai,      1 million et demi de grévistes se mobilisent jusqu'au 22 mai. Les cheminots revendiquant la nationalisation des chemins de fer resteront sur un échec. La 11e chambre du tribunal correctionnel ordonne la dissolution de la CGT le 13 janvier 1921. Cette sanction ne sera pas appliquée. Le nombre d'adhérents revient à 700 000. La Fédération des employés de l'État rejoint la CGT au mois de mai.

 

  • 1921 : Année de la  scission entre les militants qui souhaitent adhérer à la troisième internationale en acceptant les vingt et unes conditions de Lénine et ceux qui s'y opposent. Les partisans de l'adhésion, créent alors la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC). En juillet, à Lille, le congrès évite la scission dans le syndicat, mais la division s'impose en décembre. La Fédération des cheminots exclue entraine les révolutionnaires à quitter la CGT. La Confédération générale du travail unitaire (CGTU), proche du Parti communiste français (PCF) est créée. Le journal "Le Peuple" voit le jour.

 

  • 1922 : La CGTU organise son premier congrès du 25 juin au 1 juillet à Saint-Étienne. Elle décide de rallier l'Internationale syndicale rouge et combat le taylorisme. La CGTU compte environ 250 000 adhérents.

 

  • 1924 : Les «syndicalistes révolutionnaires» minoritaires, quittent la CGTU pour fonder la CGT-SR.

 

  • 1925 : La CGTU revendique deux semaines de congés payés lors du congrès de 1925. Pierre Monatte fonde la revue syndicaliste                 "La Révolution prolétarienne", et appelle à la réunification de la CGT.

 

  • 1927 : La Fédération des employés de l'État quitte la CGT

 

  • 1930 : La loi sur les assurances sociales est votée le 30 avril après des années de débats durant lesquels la CGTU les dénoncent. L'organisation syndicale conteste les assurances privées pour leurs absences de répartition, d'universalisme et de paritarisme. La CGT soutient ces lois qui consistent à créer une double cotisation, patronale et salariale, abondée par l'État et obligatoire pour les salariés dont le salaire depasse 15 000 francs par an afin de financer ces assurances. Ces assurances sociales couvrent  la maladie, mais égalemment la vieillesse, l'invalidité prématurée et le chômage involontaire. Le 30 novembre, la «commission des 22» tente la réunification de la CGT ; elle n'y parvient pas.

 

  • 1931 : Benoît Frachon accède au bureau confédéral de la CGTU.               Il deviendra le secrétaire général de la CGTU, en 1933.                                        Le chômage atteint 450 000 personnes.

 

  • 1934 : Suite à l'émeute du 6 février, la CGT avec la CGTU lancent un appel à la grève générale  contre le fascisme. Les deux cortèges convergent place de la Nation le 12 février. Maurice Thorez donne son accord pour un rapprochement des deux CGT et débutent des discussions en vue de la réunification au mois d'octobre.

 

  • 1935 : En conséquence de deux congrès simultanés et séparés du 24 octobre au 27 octobre, les CGT et CGTU tombent d'accord pour la réunification sur l'impulsion de la forte demande de la "base" ; les salariés syndiqués.

 

  • 1936 : La CGT et  la CGTU se reunissent officiellement lors du congrès du mois de mars. L'adhésion à la FSI (fédération syndicale internationale) est votée par une majorité de 5 500 mandats contre 2 500. Les unitaires ne contrôlent que sept unions départementales. Dès le 26 mai, de trés nombreuses grèves caractérisées par des occupations d'usines s'étendent partout en France. Les accords Matignon, entre la CGT et le patronât sont signés le 7 juin. Les lois sociales sur les conventions collectives sont votées les 11 et 12 juin, les délégués d'atelier sont mis en place, les salaires sont augmentés, les 15 jours de congés payés voient le jour et le temps de travail passe à 40 heures.

 

  • 1937 : 4 millions d'adhérents composent desormais la CGT.                  La Fédération de la métallurgie d'Ambroise Croizat compte 750 000 adhérents.  Les œuvres sociales gérées par la CGT se developpent.

 

  • 1938 : Les accords de Munich suscitent la polémique entre les différentes tendances de la CGT.  La grève, contre les décrets de Paul Reynaud du 12 novembre qui instaurent la semaine de six jours («décrets misère»), et casse des conquêtes du Front Populaire, est un echec. Cette année 1938, 15 000 militants sont licenciés et la CGT perd un quart de ses adhérents. le syndicat compte 2 millions et demi d'adhérents.

 

  • 1939 : Le pacte germano-soviétique entre Ribbentrop et Molotov sème la consternation dans la CGT et accentue les tensions contre les communistes.

 

La seconde guerre mondiale

 

 

 

  • 1940 : Le nombre d'adhérents chute à 500 000. Avant sa dissolution, le gouvernement fait voter les 60 heures de travail par semaine. Le 16 août, le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales. Néanmoins les fédérations sont autorisées théoriquement à continuer leur action. Le 9 octobre, René Belin, ministre collaborateur institue la charte du travail. Le 15 octobre, 12 résponsables syndicalistes, dont 3 de la CFTC, rédigent un texte opposé nommé "le Manifeste des Douze".

 

  • 1941 : La Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out (grèves patronâles) est promulguée le 4 octobre. Des journaux clandestins parraisent et des «comités populaires» organisent les luttes revendicatives. Les mineurs du Nord et du Pas-de-Calais entament une grève du 26 mai au 9 juin. Les Allemands interviennent et procedent à 327 arrestations. Ils executent 88 otages composés majoritairement de militants CGT.

 

  • 1942 : Léon Jouhaux et Benoît Frachon se rencontrent à Cahors. Plus tard, Léon Jouhaux est arrêté puis déporté en Allemagne.

 

 

  • 1944 : Le 15 mars, le CNR publie son programme qui définit les nationalisations d'entreprises stratégiques, la création de la sécurité sociale et des comités d'entreprises. Louis Saillant représente la CGT. Les Cheminots de la Région Parisienne déclenche le 10 août une grève qui s'étend à tous les services publics. La police parisienne rejoint le mouvement le 15 août. La CGT (encore clandestine) appelle à la grève générale pour la Libération le 18 août. L'insurrection parisienne à lieu du 19 août, jusqu'à la Libération de Paris le 25 août. La CGT peut s'installer  dans ses locaux de la rue La Fayette dès le 26 août et organise sa première réunion depuis son interdiction. Debut septembre, le journal "la vie ouvrière", réapparait légalement.                La Confédération générale des cadres (CGC) voit le jour.

 

  • 1945 : Des entreprises stratégiques sont nationalisées, les comités d'entreprise voient le jourla Sécurité sociale est crée par Ambroise Croizat alors ministre du travail. Elle est mise en place en quelques mois grâce, notamment, au travail et à l'implication de très nombreux militants CGT partout en France.                                                 La sécurité sociale est née de l'idée de la solidarité nationale :      "Chacun reçoit ce dont il a besoin, chacun contribut selon ses moyens".   Ambroise Croizat crée également le systéme des retraites, les allocations familliales, l'amélioration du code du travail, les comités d'entreprise, la médecine du travail, la réglementation des heures supplementaires, le statut des mineurs, les TROIS SEMAINES DE CONGES PAYES. Son influence s'exerce également sur le statut des délégués du personnel, des conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail...                                           Il accomplit en deux ans une oeuvre considérable.                                                 La Fédération Syndicale Mondiale (FSM), à laquelle adhère la CGT, est mise en place.

 

 

La CGT de nos jours

 

 

 

 

  • 1946 : Le 26e congrès de la CGT se déroule à Paris du 8 au 12 avril. L'organisation compte 5 millions et demi d'adhérents. Le rapport de Benoît Frachon est adopté à 84,4 % des voix.  Le Statut Général des Fonctionnaires est promulgué par Maurice Thorez. Le 8 avril, EDF GDF est nationnalisé,  le ministre  de la Production industrielle, autorise la création du Conseil central des œuvres sociales (CCOS). Le 19 novembre, la guerre d'Indochine éclate.  La CGT organise des manifestations de solidarité au peuple vietnamien et en faveur de la paix.

 

  • 1947 : Les premières élections à la Sécurité sociale sont favorables à la CGT (59 %), la CFTC réalise 26 %. La CGT appel à de grandes manifestations le 1 mai. Le 5 mai,  les ministres communistes sont exclus  du gouvernement. Dès le moi de juin, des mouvements de grèves s'organisent chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, les grands magasins.  En juillet, EDF, Peugeot, Berliet, Michelin embrayent dans le mouvement. La CGT et le CNPF (ancêtre du MEDEF) signent un accord pour une augmentation de 11 % des salaires contre l'avis du gouvernement. Le mois de novembre marque l'accélération de la division au Comité Confédéral National (CCN) de la CGT au sujet du plan Marshall et des mouvements de grève. La majorité, refuse le plan Marshall. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947, des militants de la fédération du Pas-de-Calais de la CGT sabotent la liaison ferroviaire Paris-Tourcoing en déboulonnant deux rails. Un train déraille à 3 heures du matin le 3 décembre et fait 16 morts et 50 blessés. Le 19 décembre, la scission est inévitable, les partisants au plan Marshall créent  la confédération «CGT-Force Ouvrière» (FO)

 

  • 1948 : FO organise son congrès fondateur emporte environ 300 000 adhérents. 

 

  • 1949 : La FSM critique le plan Marshall et dénonce l'influence américaine en Europe. En conséquences, les syndicats des États-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas quittent la FSM et créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). La CGT-FO y adhère,  aidée par les syndicats nord américains regroupés dans l'AFL-CIO.

 

  • 1950 : La loi sur les Conventions collectives est adopté.

 

  • 1953 :  De grandes grèves dans les services publics ont lieu du 4 au 25 août sur le sujet de retraites. Le 4 août, la CGT, dans un premier temps, puis la CFTC appellent à une journée de mobilisation des secteurs public et nationalisés contre le recul de l'âge à la retraite. Sur l'impulsion des postier de Bordeau qui décident de poursuivre le mouvement, les confédérations CGT, FO, CFTC appellent à la grève générale.  4 millions de grévistes sont comptés le 14 août.

 

  • 1954 : La guerre d'Algérie éclate le 1 novembre. La CGT soutient les revendications des Algériens et leurs aspirations nationales. 

 

  • 1962 : La manifestation anti-OAS, affaire de Charonne, du 8 février est durement réprimée et fait 9 morts, pour la plupart membres de la CGT. Les accords d'Évian, scellent la fin de la guerre d'Algérie le 18 mars.

 

  • 1963 : De nombreux mouvement de grèves des mineurs ont lieu. Les ouvriers s'inquiètent de l'avenir de leur profession et revendiquent une augmentation des salaires du 4 au 25 août.

 

  • 1964 : Des désaccords au sein de la CFTC engendrent la création de la CFDT suite à la déconfessionnalisation d'une partie des adhérents.

 

  • 1965 : Quatriéme semaine de congés payés.

 

  • 1966 : La CGT et la CFDT se mettent d'accord sur leurs revendications. 

 

  • 1967 :  Lors du 36e congrès  du 11 au 16 juin, Georges Séguy succède à Benoît Frachon. C'est l'année des premiéres remises en cause de la protection sociale française. En octobre, le général De Gaulle, avec les ordonnances Jeanneney, supprime les éléctions démocratiques des caisses, divise la sécurité sociale en trois branches et établi le paritarisme qui donne la gestion aux patronnât.

 

  • 1968 : Les événements de mai et juin poussent 7 millions de travailleurs en grève à occuper leurs usines. Cette année marquera beaucoup de changements dans la société et des revendications comme l'augmentation de 35 % du salaire minimum, la reconnaissance de la section syndicale à l'entreprise etc.. seront obtenues.

 

  • 1970 : La CGT et la CFDT, tombent d'accord le 15 décembre, sur des revendications jugées prioritaires : la revalorisation du SMIC, la retraite à 60 ans, la semaine de 40 heures, l'emploi, les heures de formation syndicale etc ..

 

 

  • 1982 : Henri Krasucki devient le secrétaire général lors du 41e congrès. La cinquiéme semaine de congés payés et la semaine de 39 heures voient le jour.

 

  • 1988 :  Après la défection des autres syndicats, la CGT est seule à soutenir le mouvement des infirmières qui réclament, entre autres, une augmentation significative des salaires et de véritables moyens pour la formation.

 

  • 1992 :  Henri Krasucki laisse sa place à  Louis Viannet lors du 44e congrès de février.

 

  • 1995 : Trés grosses mobilisations de novembre à décembre contre le plan économique d'Alain Juppé. Cette année, la CGT décide de rénover ses statuts et de quitter la FSM.

 

  • 1999 : la CGT adhère à la Confédération européenne des syndicats.  Bernard Thibault est élu secrétaire général lors du 46e congrès.

 

  • 2002 : La CGT reste en tête des élections prud'homales 32,13 %  contre  25,33 % pour la CFDT. Cette année marque le debut de la remise en cause des conquis sociaux par les gouvernements en place.

 

  • 2003 : D'importants mouvements sociaux s'organisent contre le projet de Loi Fillon au printemps.

 

  • 2005 : Le 9 février, le comité confédéral national (CCN), recommande le rejet de la constitution européenne. Le congrès de 2006 est avancé de quelques mois.

 

 

  • 2008 : Lors des élections prud'homales,  la CGT confirme sa position de premier syndicat en comptabilisant 34,00 % des voix contre 21,81% pour la CFDT. Le code du travail est remis en cause, les droits des salariés également. Beaucoup de lois liées au travail et au droit syndical entrent en vigueur par le gouvernement Fillon.

 

  • 2009 : 49e congrès de la CGT à Nantes du 7 au 11 décembre.

 

  • 2010 : La CGT est mobilisée lors des manifestations et grèves contre la réforme des retraites.

 

  • 2012 : Lors des élections TPE (très petites entreprises de moins de 11 salariés) la CGT se place majoritairement avec 29,54 % des voix, soit  plus de 10 points devant la CFDT.

 

  • 2013 : Thierry Lepaon devient secrétaire général lors du 50e congrès.

 

  • 2015 : Philippe Martinez est élu secrétaire général et remplace Thierry Lepaon  démissionaire. Les lois Macron/Rebsamen sont promulguées par l'utilisation à 3 reprises de l'article 49.3. Ces lois remettent en cause et affaiblissent les syndicats et renforce l'autorité patronnale. Les éléctions prud'homale sont supprimées.

 

  • 2016 : La CGT participe activement aux grèves et manifestations du printemps 2016 contre la loi travail "El Khomry". Aprés 4 mois de mobilisations de plusieurs centaines de milliers de salariés et 2 manifestations de plus de 1 millions de personnes, le gouvernement adopte la loi en force en utilisant à 3 reprises l'article 49.3 comme un an auparavant. L'intersyndicale composée de 7 syndicats (la CFDT est favorable à cette loi) continuera le combat sous d'autres formes en 2017. La CGT et l'intersyndicale disent loi travail "NON MERCI".

 

  • 2017 : Campagne éléctorale ; de nombreux candidats remettent en cause le système social français et pronent la "modérnité" avec des idées du passé. D'autres candidats proposent l'évolution du système français dans l'interêt de l'humain, les éléctions présidentielle ont lieu les 23 avril et 07 mai.

 

 

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